Pour Perpignan : 8 essais de Vaki (28), Laharrague (42), Porical (46), Tuilagi (50), Bozzi (53), Burger (62), Pérez (77), Chouly (80) ; 5 transformations de Porical (42, 50, 63) et Laharrague (77, 80).
Pour le Stade Toulousain : 1 pénalité de Bézy (38); 1 drop de Courrent (32) .
Stade Toulousain : Du Toit ; Mazières, Mermoz, Gimenez, Huget - (o) Courrent, (m) Bézy (puis Achabar, 76) - Bénézech, D'Aram (puis Chamaille, 58), Vergnaud - Boukerou (puis Tranier, 47), Damiani - Clément, Lacombe (cap, puis Ducasse, 75), Montès (puis Synaeghel, 62).
Il n' y a (évidemment) pas eu de miracle pour le Stade Toulousain, sèchement battu à Perpignan lors du match en retard de la 23ème journée du Top 14.L'impasse a été réelement faite afin de recharger les batteries. Cette défaite, concédée après une formidable résistance (le score était de 5 à 3 à la pause pour les Catalans !), est sans conséquence d'un point de vue comptable, le Stade étant déjà qualifié pour le dernier carré du championnat. Il faut maintenant bien négocier les deux matchs, Bourgoin puis Bayonne à Ernest Wallon, pour de préparer les demi-finales.
Seuls 5 pros sont présents dès le coup d'envoi : Du Toit ( son retour, 3 mois après avoir été blessé au genou à Bayonne), Mermoz, Courrent, Lacombe et Montès. L'ensemble ne paraissait donc pas de taille pour réellement défier la seule équipe du Top 14 encore invaincue sur ses terres cette saison.
L'USAP domine, Toulouse résiste
Les Toulousains, produisent un début de match intéressant et occupent les trente mètres adverses. Ils perdent coup sur coup 2 ballons, sur une touche puis sur une mêlée en leur faveur. Dans ce dernier secteur, le pack toulousain s'explose lors d'une deuxième tentative, ce qui laisse présumer une suite compliquée.
Désormais très nettement dominés, les Stadistes défendent avec beaucoup de courage, et s'ils n'ont plus de ballons d'attaque à négocier, ils forment une défense difficile à contourner. On joue depuis 1o minutes, et le score est toujours nul et vierge.
Les occasions se multiplient, mais personne n'atteint du côté catalan l'en-but. On se demande alors combien de temps les Rouge et Noir vont pouvoir tenir à ce rythme. Mais si Perpignan ne tente pas les pénalités qui lui sont offertes, Toulouse n'en fait pas de même à la 20ème minute : Courrent s'y essaye mais vot son coup de pied passer à côté. Dommage, le Stade perd une occasion de mener au score.
Se voyant opposer une résistance à laquelle ils ne s'attendent pas, les Sang et Or décident à leur tout de tenter les pénalités mais, ils ne connaissent pas plus de réussite. Le temps passe, et les joueurs de Lacroix et Marfaing, présents au bord de la touche, souffrent énormément sur les mauls, mais se montrent toujours aussi courageux. La défense va finalement céder à la 28ème, précisément sur un groupé-pénétrant dont s'extirpe Vaki pour marquer .
Mais alors que l'on peut penser que ce premier essai allait en appeler d'autres, les jeunes Toulousains prouvent qu'is ont du caractère. Ils passent la ligne médiane, et après un point de fixation, Courrent réussit un drop.
Perpignan passe la vitesse supérieure
L'USAP, après avoir douté,
frappe fort à la reprise : Laharrague prend le trou à hauteur des dix mètres et va à l'essai. Les Toulousains payent la débauche d'énergie consentie au cours du premier acte, car Perpignan, il est vrai revigoré, marque une nouvelle fois, par Porical. Dommage, car il s'agit au départ d'un ballon toulousain, qui a été perdu.
Le pire est envisagé, mais une nouvelle fois, le Stade trouve les ressources pour réagir. Après une faute au sol adverse, Bézy, de 35 mètres,
réduit le score. Le match s'affole et l'USAP se mettait définitivement à l'abri grâce à un essai du surpuissant Tuilagi,.
Les choses deviennent difficiles, et se corsent un peu plus quand Damiani écope d'un carton jaune pour un en-avant volontaire. La conséquence, ne tarde pas, et les hommes de Goutta aplatissent une nouvelle fois, après un maul.
Par la suite, la partie sombre dans un faux rythme, ce qui fait quelque part les affaires des Toulousains. Ces derniers, du reste, ne se privent pas de
tenter les semblants d'occasions qui se présentent. L'USAP va marquer une nouvelle fois, par Burger qui se débarrassait de Mazières, puis file sous les barres.
L'issue de la rencontre, bien entendu, ne fait plus guère de doutes, mais le Stade
continue à se faire plaisir, à l'image d'un petit coup de pied par dessus la défense signé Mermoz, qui faillit bien profiter. Dans la foulée, après une belle séquence initiée par une course de Mazières, Perpignan se met à la faute, mais Bézy n'en profite pas en manquant son coup de pied. Enfin, il s'en fallait d'un rien, à la 74ème, pour qu'une formidable séquence débutée par un intelligent ballon à suivre de Bézy n'aille au bout. Dans les dernières minutes, Pérez puis Chouly aggravent la marque,
sans que les jeunes Stadistes aient, on l'aura compris, démérité.
Les jeunes Rouge et Noir peuvent, malgré la défaite,
être fiers de leur prestation. Ceux qui avaient pronostiqué une déroute historique pour le club étaient loin du compte.
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